Présentation de la ville

Lac-Sergent

Cette municipalité Située dans le comté de Portneuf, à environ 10 kilomètres de la ville de Saint-Raymond et à 40 kilomètres de la ville de Québec, est issue de la construction, entre 1854 et 1871, de la voie ferrée reliant Québec au Lac-Saint-Jean, abandonnée en 1989 et démantelée en 1995. Ses premiers estivants, qui proviennent généralement de la Capitale, arrivent dès 1896 et s'établissent en bordure du lac Sergent surtout dans la partie sud-ouest ou l’on retrouve deux stations de chemin de fer.

La fondation de la mission Notre-Dame-du-Lac-Sergent et la construction d'une  première chapelle en 1908 marquent le début des premiers établissements qui conduisent à la constitution de la ville de Lac-Sergent en 1921, à partir des territoires détachés de  Saint-Raymond et de Sainte-Catherine-de-Fossambault. La chapelle, construite d'abord pour l'usage des vacanciers de l'endroit, fut agrandie en 1913 puis en 1927 et est encore utilisée occasionnellement.

Deux hypothèses sont formulées quant à l'origine du toponyme Sergent, dont on a tiré le gentilé 'sergentois'. Selon la version la plus communément admise, cette dénomination aurait d'abord été attribuée à la mission Notre-Dame-du-Lac-Sergent, vraisemblablement en usage entre 1890 et 1921, en souvenir d'un vieux soldat vivant jadis sur les bords du lac et qui aurait détenu le grade de sergent. Vue aérienne du Lac Sergent.

Vue aérienne du Lac Sergent.

La seconde version attribuerait quant à elle la dénomination municipale à une déformation du mot serre-joint, outil de menuiserie dont le lac rappelle la forme. L'appellation telle qu'on la connaît aujourd'hui tire son origine de la construction des stations ferroviaires qui portaient autrefois les noms de Lake Sergent Station et de Lake Sergent East Station.

La ville de Lac-Sergent est depuis toujours reconnue pour sa nature, son environnement paisible et ses possibilités pour les sports nautiques. Inauguré en 1921, l'orphelinat Saint-Jean-Baptiste-du-Lac-Sergent a longtemps accueilli des religieux et des orphelins. L'institut, qui sera reconnu à la fois comme ferme de démonstration et comme école d'apprentissage pour tous les travaux de la ferme, possède aujourd'hui une double vocation, soit celle de centre de plein air et de centre administratif municipal. Dès 1906, le Club nautique, qui deviendra par la suite l'Association nautique du Lac-Sergent, voit le jour. Par son rôle lié au développement des activités nautiques au lac Sergent, cette association a contribué à former des élites en sport nautique.

La chapelle, sise sur le chemin de la Chapelle sur la rive nord du lac, a été construite à leur intention en 1908.  Elle a été agrandie en 1913 puis en 1927.

Sur la route 367, près du lac, un grand bâtiment attire l’attention.  Il s’agit de l’ancien orphelinat Saint-Jean-Baptiste-du-Lac-Sergent qui a été inauguré en 1921. Il abrite aujourd’hui la mairie et un centre de plein air.

Chapelle de la ville de Lac-Sergent

Chapelle de la ville de Lac-Sergent

Historique de la municipalité du Lac Sergent

Le Lac Sergent reçut ses premiers estivants aussitôt après l’inauguration de la voie ferrée de la Québec and Lake St. John Railway reliant Company (Compagnie de chemin de fer de Québec et du Lac-Saint-Jean)  reliant, Québec au Lac St-Jean, laquelle fut construite entre 1854 et 1871. On situe la construction du tronçon reliant Limoilou, Valcartier, St-Raymond et Rivière-à-Pierre à l'année 1885.

C'est surtout à partir de 1896 que le lac est habité sur son pourtour, surtout dans la partie sud-ouest où l’on retrouve deux stations de chemin de fer portant respectivement les noms de "Lake Sergent Station" et "Lake Sergent East Station".

Gibier ailé et poisson

Voici les principaux Gibiers ailés et poissons de l’époque.

Gibier ailé : l’aigle royal, la bécasse d’Amérique, la bécassine de Wilson, la bernache du Canada (ou l’outarde), le busard, la buse de Pennsylvanie, le canard sauvage, la chouette du Canada, le goéland, la grue, le hibou, le huard, la maubèche tachetée, la perdrix, etc.

Poissons : l’achigan, l’anguille, la barbotte, la carpe, le crapet ou la montre-d’or, le goujon, la perchechaude, le poisson blanc, etc. 

Lac Sergent, un lieu de Villégiature.

Lac Sergent, un lieu de Villégiature

Le constituant Sergent, duquel on a tiré le gentilé Sergentois, a donné naissance à deux versions explicatives principales. Selon la première et la plus communément admise, avancée par Eugène Rouillard, cette appellation ferait allusion à un vieux soldat qui vivait jadis sur les bords du lac et qui aurait détenu le grade de sergent. Selon la seconde explication, Sergent viendrait d’une corruption phonique du mot serre-joint, outil de menuiserie bien connu dont le lac épouserait vaguement la configuration.

De plus, selon l’arpenteur Jean-Pierre Proulx, le nom Lac Sergent existait avant 1827, puisque ce nom apparaît déjà dans des rapports d’arpenteurs concernant le territoire et datant de cette époque.

En 1796... Il n'y avait que le Lac Sergent...
En 1796... Il n'y avait que le Lac Sergent...
Source : Archives de la Grande Bibliothèque Nationale du Québec.

La dénomination Lac Sergent a aussi été utilisée en 1908, sous la vocable de "la mission Notre-Dame du Lac Sergent" pour identifier la paroisse et la première chapelle. En 1909, on utilise aussi ce nom pour le bureau de poste d’été.

Superficie : 3,52 km²
Population : 423  incluant population estivale 1115
Gentilé : Sergentois, Sergentoise
Journal : Le Jaseur du Lac